Condorcet, Nicolas de Caritat

LES NOMS DES BÂTIMENTS DU CAMPUS DE CERGY

Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, Ribemont 1743-1794 Bourg-la-Reine.

Philosophe, mathématicien et homme politique français, représentant des Lumières. Il est célèbre pour ses travaux pionniers sur la statistique et les probabilités, son analyse des différents modes de scrutin possibles et le « paradoxe de Condorcet » ainsi que par son action politique, tant avant la Révolution que sous celle-ci. Siégeant parmi les Girondins, il propose ainsi des réformes du système éducatif ainsi que du droit pénal. La Convention nationale ordonne son arrestation en 1793, et emprisonné en 1794, on le trouve mort dans sa cellule deux jours après son incarcération.


Condorcet se distingue rapidement par ses capacités intellectuelles. Les premières distinctions publiques qu’il reçoit sont en mathématiques. À l'âge de 16 ans, ses capacités d’analyse sont remarquées par d'Alembert et Clairaut, et bientôt, il devient l’élève de d’Alembert. C'est à cet âge qu'il soutient sa thèse de mathématiques. Il refuse la carrière militaire à laquelle sa famille le destine, pour se consacrer à celle de mathématicien.

De 1765 à 1774, il se concentre plus particulièrement sur les sciences. En 1765, il publie son premier travail sur les mathématiques, intitulé Essai sur le calcul intégral, qui reçoit un accueil très favorable. Dès 1767, il écrit ses premiers articles sur l'arithmétique politique et le calcul des probabilités, défrichant ainsi la nouvelle discipline statistique. Condorcet est influencé par les savants des Lumières de l'Italie du Nord et par leurs essais de formalisation du réel (Cesare Beccaria, les Pietro et Alessandro Verri, Paolo Frisi, etc.). En 1784, Condorcet développe une théorie d'ensemble de l'arithmétique politique.

En 1769, soutenu par d'Alembert, il est élu à l’Académie royale des sciences.

En 1772, il publie de nouveaux travaux sur le calcul intégral, unanimement acclamés.