Philippe Rodriguez (EISTI 1989), la passion de l’innovation

Philippe Rodriguez était entrepreneur avant même d’être ingénieur (Il est diplômé de l’EISTI en 1989).  Cela résume bien l’ADN du personnage, créateur passionné, sans cesse inspiré par les évolutions du monde et en particulier la transition numérique.

"C’est durant mes études  à l’EISTI que j’ai créé ma première entreprise en 1987. Il s’agissait d’une société d’édition de logiciels, Oxalys. J’ai pu me lancer dans l’entrepreneuriat en partie grâce au soutien que m’a apporté Nesim Fintz". Il était en effet assez exceptionnel à la fin des années 80 de voir des élèves-ingénieurs devenir entrepreneurs.

Après avoir cédé Oxalys en 1990, Philippe Rodriguez poursuit sa carrière dans diverses entreprises du logiciel. Il rejoint Sybase pour devenir marketing manager en 1996, puis Directeur Général d'une startup internet allemande Intershop, il intègre par la suite Microsoft en 1998 où il occupe la fonction de Directeur Server Business France. A la même période, il obtient un MBA à l’ESCP lui permettant de consolider sa culture financière.  L’aventure Microsoft se termine en 2005. Philippe Rodriguez prend alors  la présidence de Mixcommerce, un opérateur de commerce électronique pour de grandes marques et enseignes.

L'envie de faire autre chose

Puis titillé par " l’envie de faire autre chose", après avoir vendu l'entreprise au Groupe La Poste,  il décide en 2013 de se lancer dans la banque conseil et  fonde Avolta Partners, banque d’affaires dédiée aux entreprises innovantes.  "Avolta Partners accompagne les entreprises du secteur des nouvelles technologies réalisant entre 5 et 50 M€ de valorisation dans leur développement." Finance, activités bancaires et nouvelles technologies, les ingrédients lui conviennent parfaitement avec en plus " la satisfaction de faire profiter de mon expérience des entreprises en devenir. "

La blockchain, un potentiel de rupture énorme !

Entre temps, en 1998,  il co-fonde l’Electronic Business Groupe (Think Tank regroupant 130 000 professionnels du numérique en France et aux USA) et devient en 2014 président de l’association Bitcoin France. Les crypto –monnaies et l’émergence de  l’écosystème blockchain le passionnent. Il est régulièrement invité à débattre de ces sujets à travers le monde. Il souligne en effet que "la digitalisation des processus financiers est conduite par les FinTech, c’est une transformation forte des process mais elle ne bouleverse pas les fondements du fonctionnement des marchés. La blockchain porte en elle une finance alternative avec une forme d’auto-régulation inédite.  Elle crée un nouveau pacte de confiance, reposant sur les algorithmes et non plus sur les institutions. Sommes-nous prêts à cette profonde mutation ? »

Dans l’essai qu’il vient de publier aux éditions Dunod*, Philippe Rodriguez explore et questionne les enjeux et les risques liés à ce nouvel outil ainsi que ses impacts sociétaux. Il propose une vision engagée. "La blockchain est perçue comme une nouvelle technologie - une de plus  ! En réalité, son potentiel de rupture est énorme."

L'EISTI :  la liberté d'innover

Même s’il est par nature plus tourné vers l’avenir que vers le passé, Philippe Rodriguez garde un très bon souvenir de ses années  d’études à l’EISTI et évoque : "une école tournée vers la liberté d’innover avec une pédagogie très ouverte, offrant de multiples opportunités d’évolution". Et le moins que l’on puisse dire c’est que le parcours du fondateur d’Avolta Partners illustre cette capacité à vivre plusieurs vies professionnelles en une.

 

* La révolution blockchain. Algorithmes ou institutions, à qui donnerez-vous votre confiance ?
éditions Dunod.2017

Le blog : philipperodriguez.com

 

 

 

Une option de dernière année du cursus Ecole d'Ingénieurs de l'EISTI aborde cette révolution technologique, découvrez là : Finance & Technologies