Emmanuelle Clément rejoint le corps professoral de l’EISTI

Ne vous trompez pas à sa silhouette juvénile, Emmanuelle Clément est une enseignante-chercheuse aguerrie. Diplômée de l’ENSAE et d’un DEA MASE (Mathématiques Appliquées aux Sciences Économiques), elle a rejoint en septembre 2018 le corps professoral de l’EISTI.

Son parcours est marqué par une thèse de doctorat conduite sous la direction de Christian Gouriéroux au CREST (ENSAE) et soutenue en 1995 à l'Université Paris Dauphine. Elle devient maître de conférences à partir de 1996 à l’Université Paris-Est Marne-La-Vallée et rejoint le Laboratoire d'Analyse et de Mathématiques Appliquées. En 2011, elle y obtient l’habilitation à diriger les recherches.  De ses années passées dans cette université, elle retient : « une expérience d'enseignement très variée de la Licence au Master, une équipe de recherche dynamique autour de la thématique des processus stochastiques et des interactions très fructueuses avec le CERMICS (centre de recherche de l'École des Ponts ParisTech)».

Elle enseigne également à l’École des Ponts ParisTech puis à CentraleSupélec où elle poursuit ses recherches au sein de laboratoire MICS avant d’intégrer l’EISTI à la rentrée dernière. Ses travaux en mathématiques se situent dans le domaine des probabilités et des statistiques. Elle publie en particulier sur la discrétisation de processus en temps continu,  l'approximation et l'estimation d’équations différentielles stochastiques.

Elle a choisi de devenir mathématicienne parce qu’elle y voit « une belle construction intellectuelle qui permet de formuler des problèmes, d’explorer les moyens de les résoudre, comme un jeu d’énigme. » On n’est donc pas étonné qu’elle se soit tournée vers la recherche dont elle livre une jolie définition : « On voit quelque chose et plus on regarde de près plus on découvre d’autres choses, un effet boule de neige. »
Ce qui lui plaît dans l’enseignement ?  « La liberté laissée au pédagogue et la proximité très fructueuse qui peut se créer entre les enseignements en Master 2 et la recherche. »

Avec une double culture école d’ingénieurs et universitaire lui permettant d’évoluer dans les deux environnements aisément,  Emmanuelle Clément a tout pour réaliser une entrée accomplie à l’EISTI.